mardi 18 mars 2008
Et contre le tourisme sexuel...
Selon l'UNICEF, entre 2 et 3 millions d'enfants sont victimes chaque année d'exploitation sexuelle, dont une partie (non chiffrable) par des touristes, locaux ou occidentaux, qui s'adonnent à ce qu'il est convenu d'appeler tourisme sexuel. Ce phénomène se développe, en lien avec l'explosion du nombre de touristes internationaux : de 600 millions dans les années 90 à 900 millions aujourd'hui, avec une projection à 1,6 milliards en 2020. 10% d'entre eux, selon l'UNICEF, choisiraient leur destination en fonction de l'offre en matière de tourisme sexuel. Résultat : cette pratique est aujourd'hui considérée comme le troisième commerce illégal dans le monde, après la drogue et les armes.
En 1999, la lutte contre le tourisme sexuel impliquant des enfants fait partie du Code mondial d'éthique du tourisme adopté par les membres de l'OMT.
Des campagnes de sensibilisation sont lancée auprès des touristes, le plus souvent avec l'ONG internationale Ecpat (End Child Prostitution and Trafficking). Une vidéo réalisée par l'association est projetée lors de certains vols de compagnies aériennes comme Air France, Corsair ou Lufhtansa. Accor et Nouvelles Frontières, ainsi qu'une dizaine d'autres opérateurs, diffusent auprès de leurs clients des dépliants d'information. Accor a financé entre 2001 et 2005 la distribution de 2 millons de brochures. Des affiches sont exposées dans les hôtels des pays les plus à risque et, à Bangkok, un message vidéo est diffusé sur les télévisions de l'hôtel Novotel. Mais il faut reconnaître que l'efficacité de ces actions sensibilisantes reste à prouver. Cette politique de sensibilisation s'accompagne d'un volet répressif mis en place par une vingtaine d'Etats dans le monde, dont la France. Une loi adoptée en 1994, renforcée par la loi du 4 mars 2002, permet de juger dans notre pays tout Français ayant commis un abus sexuel sur un enfant, dans n'importe quel pays et même en absence de plainte de la victime. Cette procédure dite d'extraterritorialité a été appliquée pour la première fois en 1997 contre des membres d'un réseau international de tourisme sexuel exploitant des enfants en Roumanie, aux Philippines et en Thaïlande, condamnés à des peines allant jusqu'à 15 ans de prison. En 2000, un Français dont les abus ont été films par d'autres touristes en Thaïlande a été condamné à sept ans de prison après avoir été reconnu coupable de viol. Certains pays du Sud se sont doté d'une législation punitive contre le tourisme sexuel impliquant des enfants. C'est le cas, par exemple, de la Thaïlande depuis 1996 ou du Mexique depuis 2000. L'immunité touristique qui prévalait dans les années 90 a reculé, mais les jugements restent limités. Depuis 2001, au Maroc, 40 touristes ont été condamnés pour des affaires de pédophilie et de prositution. En France, seuls cinq procès ont eu lieu depuis 1994. En cause, la difficulté d'établir des preuves matérielles (témoignages des enfants, vidéo...) et, selon l'Ecpat, la corruption des polices locales qui sont accusés d'accepter des pots-de-vin pour libérer les pédophiles pris sur le fait. Mais aussi la difficulté pour certains pays du Sud de reconnaître l'ampleur du phénomène, en raison sans doute du poids important du tourisme dans leur économie.
Merci Alter Eco !
vendredi 22 février 2008
C'est souvent laborieux...
Pour trier toutes les précieuses informations que nous avions récoltées jusqu'à présent nous avons dû nous armer de méthode et de patience (aussi de caféine...)
Bref le tourisme solidaire... Cette cause soulève bien des débats et suscite beaucoup de réflexion ! Comme quoi "quand on y a pensé.." et bien on y pense toujours !!
Une phrase tout a l'heure nous a donné du fil à retordre. Finalement on a changé de formulation quand on a vu que l'on s'enfonçait dans des réflexions trop profondes !
Il est vrai qu'il est bon de s'interroger sur le tourisme solidaire, sur les effets qu'il a sur la société du Nord mais surtout sur les populations du Sud. Le tourisme de masse : à part ceux qui n'ont pas la possibilité de voyager, qui n'y a jamais goûté ? En revanche, qui a déjà voyagé solidaire ? Les réponses positives sont déjà beaucoup moins nombreuses.
Ce qu'il faut retenir:
-la majorité des projets favorisant le tourisme solidaire sont menés par les associations
-pour voyager solidaire il faut juste être soucieux de son environnement et des gens qui nous entourent.Peut etre prendre un peu plus de son temps pour choisir ses vacances et un petit peu plus d'argent mais au final, ces "pertes" sont compensées par les échanges authentiques avec les populations locales (témoignage de 2 voyageuses solidaires)
-les tours opérateurs ne connaissent généralement que le mot "profit"
-les agences de voyages dépendent des tours opérateurs mais font de leur mieux à leur échelle pour favoriser un tourisme durable et raisonné
-le choix des voyages est vaste : chacun peut y trouver son bonheur
-même si on voyage "traditionnel" on peut avoir un comportement sain et respectueux : pas de détérioration de l'environnement, ne pas favoriser la mendicité en "entretenant" les enfants qui font l'aumône, respecter les populations locales qui n'ont pas le confort de la vie dans l'hémisphère Nord, et surtout : ne pas faire de tourisme sexuel ni encourager la vente de drogues...
vendredi 4 janvier 2008
Question : le tourisme solidaire, rien qu'une mode ?
D’abord un grand merci à Leo pour sa question, « En quoi le tourisme solidaire est-il un phénomène de mode ? », question à laquelle nous allons donc tenter de donner quelques éléments de réponse.
Bien sûr ces touristes ne sont pas refusés dans les associations, la prise de conscience pouvant avoir lieu durant le séjour.
Mais c’est ce type de touristes qui oblige également les associations à rester constamment vigilantes tout au long du voyage. Voilà pourquoi certaines associations refusent le logement chez l’habitant, car si l’on peut craindre que le touriste soit « malmené » puisqu’ayant heurté une quelconque coutume locale ou une autre chose du genre, on peut aussi craindre que le touriste interfère de manière négative dans la vie des habitants.
Malheureusement, comme partout des dérives sont possibles et existent ! Ainsi, lors de nos prises de contacts avec les tour-opérateurs(souvent laborieuses), force a bien été de constater que ces organismes de deux choses l’une : soit ne connaissaient rien au tourisme solidaire, soit s’amusaient à coller cette étiquette sur des voyages ne correspondant pas véritablement au principe du tourisme solidaire et ce dans le but d’attirer des clients bien intentionnés mais peu informés.
lundi 5 novembre 2007
Et bien nous voilà !
C'est avant tout une autre manière d'appréhender le tourisme, les vacances pépères ou sportives que nous prenons tous ou presque.
Mais pour ce premier billet nous n'allons pas rentrer directement dans le vif su sujet, veuillez nous en excuser.
Car en effet, une petit présentation s'impose.
Ce blog est celui de deux jeunes lycéennes de l'Institution Notre Dame des Anges à St Amand les Eaux (Nord) : Océane De Decker et Margaux Rémy en 1ère ES1.
Cette année de première est l'année du bac français, comme personne ne manque de nous le rappeler (fustigez-moi si vous trouvez des fautes !) mais aussi l'année du bac SVT, et celle des TPE, les Travaux Personnels Encadrés !
Pour ces TPE nous avons choisi le sujet du Tourisme Solidaire, dit aussi Tourisme Equitable, issu directement des idées du Commerce Equitable.
Tout au long de ce blog, qui continuera je l'espère bien après l'examen, nous allons vous parler de ce tourisme solidaire et des raisons qui nous poussent à nous intéresser à ce sujet !
Ce blog a aussi pour vocation de devenir un réel espace d'échanges, entre nous, entre vous pourquoi pas, puisque la question du tourisme solidaire rejoint bien sûr celle du civisme et de l'éco-civisme, aucun sujet n'est donc à bannir de ce projet qui veut être un moyen de rassembler un maximum d'informations et d'avis.
Nous vous disons donc à très vite.